Nation phare du rugby à 15 mondial, la Nouvelle-Zélande est, à chaque édition du tournoi, le grand favori à la victoire finale. Un peu comme le Brésil en football. Pourtant, les All Blacks n’ont soulevé la Coupe William Webb-Ellis qu’à deux reprises.
La première levée eût lieu en 1987 lors de l’édition inaugurale organisée conjointement par la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Cette année-là, les coéquipiers de Grant Fox avaient survolé la compétition ne faisant qu’une bouchée successivement de l’Italie (70-6), des Fidji (74-13), de l’Argentine (46-15), de l’Ecosse (30-3), du Pays de Galles (49-6) puis de la France (29-9) en finale.
Ensuite, les Néo-Zélandais ont échoué dans leur quête d’une deuxième Coupe du Monde la faute successivement à l’Australie (1991, 2003), l’Afrique du Sud (1995) et la France (1999, 2007).
Il faudra attendre l’édition 2011 organisée sur le sol néo-zélandais pour voir les All Blacks sacrés Champions du Monde une nouvelle fois. Après un premier tour impeccable (4 victoires, 0 défaites), la Nouvelle-Zélande écartera ensuite l’Argentine (33-10) en quarts de finale, puis l’Australie (20-6) en demi-finales. Donnés largement favoris face à la France, les All Blacks vivront l’un des matches les plus durs et les plus crispants de leur histoire remporté néanmoins à l’arraché (8-7).